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Fly!: le vol en haute montagne

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Partant d'un point fort de Fly! qui offre la possibilité de se poser sur des pentes, Richard Pouget de Rhône Alpes Simulation nous propose un desciptif complet de ses évolutions dans ce domaine si particulier qu'est la haute montagne. Ceci accompagné du téléchargement des fichiers élévations des Alpes.

Voici ce que dit Richard:

"J'ai tout d'abord testé cette possibilité sur la zone US de Los Angeles du coté de Big Bear Lake. Comme vous pouvez le voir sur cette photo d'écran.

Sur un névé, au sud de BIG BEAR LAKE (Californie US Los Angeles Scenery)


Puis j'ai trouvé qu'il était dommage de ne pas tester cette possibilité chez nous, dans nos belles montagnes.
J'ai donc créé depuis le fichier international des DEMs (Digital Elevation Modeles), une base de données plus précise que celle qui est de base générique dans Fly! pour l'Europe.

La base couvre cette zone (données DEM après traitement, voir page spécifique)


Le relief est plus conforme à la réalité au point qu'on pourrait y faire du vol à vue, malheureusement les textures génériques sont toujours là et en attendant que je trouve des photos satellite de la région, il faudra faire avec.

OISAN du coté des ECRINS (photo d'écran)


Chargement des fichiers élévations

Pour utiliser cette base de données, il faut décompresser Alpes.zip (709 Ko) dans le dossier DATA de votre dossier Fly!. Les fichiers D00xxxx de chaque tuiles seront décompressés automatiquement à leur place. (Exemple :"C:\FLY\DATA\D004163\go64").
Plus tard avec des textures réalistes j'en ferai un fichier EPD.
C'est tout pour le chargement.

Utilisation

Il suffit de lancer Fly! et de se placer sur un aéroport comme celui d'Annecy Meytet, ou Chambéry Challes les Eaux pour se trouver dans un environnement alpin. Ne pas s'étonner de ne pas voir le lac du Bourget, comme celui d'Annecy il a été oublié par l'équipe américaine des concepteurs de Fly! tout comme les textures des fleuves et des routes. Les villes importantes sont seulement représentées par de gros carrés de textures mal placés et débordant un peu trop sur les montagnes.

J'espère un de ces jours pouvoir placer des textures plus réalistes pour placer tous les aérodromes de la région tel que Le Versoud (comme je l'ai fait pour FS98) ainsi que les altiports et altisurfaces.

Le vol en montagne

Il est fait pour le visuel, c'est son charme. Décollez d'Annemasse. Apres avoir fait plusieurs circuits dans la vallée pour atteindre l'altitude de 8500 pieds minimum, vous prendrez la direction du Mont Blanc. Attention il vous faudra continuer à monter pour atteindre au moins 18500 pieds pour passer au-dessus. Respectez les conditions de vol en montagne, ne pas s'engager dans une vallée avant d'avoir atteint l'altitude plus un minimum de 600 pieds du col à passer. Choisir le flanc droit de la vallée pour pouvoir faire demi-tour par la gauche si nécessaire. Ne pas attendre le rétrécissement de la vallée pour se décider à tourner si on voit qu'on ne passera pas (en fait, vous devez évaluer d'après votre visuel sur le col, votre taux de montée et la puissance moteur utilisée et restante pour savoir si vous passerez ou pas). Si vous validez dans la météo les rafales et le vent contraire ainsi que des nuages, méfiez-vous en plus des rabattants, et du givrage.

L'atterrissage sur piste en pente

Il faut d'abord faire un passage sur la LZ  (NDLR: landing zone) si possible par la droite pour pouvoir l'examiner par la fenêtre gauche. On appréciera la pente, le dégagement, les obstacles. Si c'est bon, on vire pour se représenter en approche. Attention, c'est pour un posé complet car il n'y a pas de possibilité de remise de gaz.

Vérification du point de posé (photo d'écran)


La méthode avec le Cessna 172 de Fly! grossièrement expliquée est la suivante :
On vise légèrement sous le point de posé. En finale on redresse et on conserve 70% de la puissance moteur car le posé se fera sous un angle positif plus ou moins important et avec un vario positif: on se pose en montant sur une pente à entre 5 et 10% (NDLR: voire plus).

Il n'y aura pas de remise de gaz possible (photo d'écran)


Une fois posé on donne la puissance moteur nécessaire jusqu'à ce qu'on trouve un replat pour stopper. Si non, on place l'appareil en travers de la pente pour éviter qu'il ne glisse en arrière et prêt à repartir si ça ne tient pas. On serre le frein parking et on coupe le moteur.

On fait un petit bivouac ? (photo d'écran)


Bien sûr quand vous serez sur la neige, il vous faudra imaginer avoir des skis et un train classique. Pour essayer, le Cessna 172R livré avec Fly! est suffisant (en attendant mieux).

Pour repartir, on se met face à la pente puis plein gaz, on est vite en l'air car c'est le sol qui se dérobe sous vous. Ne pas oublier que le rendement du moteur est diminué par l'altitude. Ne pas s'étonner de perdre immédiatement de la hauteur avant d'avoir retrouvé la vitesse. C'est un simulateur réaliste... Vous le verrez au réglage de la richesse... Je vous laisse la surprise.

 

Voler dans les Alpes

Vous trouverez ci joint quelques fiches techniques sur les Altisurfaces des Alpes. Je vous recommande pour le vol réel, le site Web d' Etienne Roger qui est très bien fait <http://volmontagne.decollage.org/francais/index.html>. Vous retrouverez ces LZ par les coordonnées géographiques qui sont sur les fiches ci-dessus.

A titre d'exemple, et pour être concret, je me suis placé aux coordonnée exactes de l'Altiport de l'Alpe d'Huez, et voici ce que j'ai vu au lever du jour avec Fly!.

(Quel dommage de ne pas avoir les photos satellite pour refaire les textures)


Comparez avec la réalité (photo prise dans le site web "volmontagne.decollage.org/francais")

Il ne vous reste plus qu'à essayer.

Se poser en douceur

Avec Fly!, il vous est possible de manipuler à la souris presque tous les contacts du tableau de bord. Il en est un que beaucoup d'entre vous ne connaissent pas. Pour le Cessna 172 sur la droite du poste copilote, vous trouverez le Switch de la balise de détresse.

La Balise de détresse (modèle JOLIET, puissance 0,5 W autonomie de 12 h) est d'un emport obligatoire pour tous les avions à moteur. Elle émet en cas de choc brutal un signal modulé en deux tons BF sur 121.50 Mhz. Elle sert à retrouver l'avion ou ce qu'il en reste en cas de disparition... (la plupart des pilotes réels la méprisent). Le réseau SATSAR des 12 satellites qui sillonnent le ciel et se relayent toutes les deux heures donne l'alerte en cas de signal de détresse en envoyant les coordonnées réduites a un rayon de 30 km autour du lieu d'émission jusqu'au centre SATSAR de Toulouse. Les services régionaux de recherches RCC envoient aussitôt des unités de recherches avec des moyens de radio goniométrie embarqués et qui peuvent donc retrouver l'appareil disparu.

Le challenge: Il arrive parfois dans le réel que des posés plus ou moins doux... vont parfois jusqu'au déclenchement de la balise. C'est pourquoi il est souhaitable d'avoir COM2 réglé sur 121.50 avec l'intercom amenant à vos écouteurs l'audio de COM1+COM2 pour entendre le déclenchement ou des appels de détresse... (NDLR: l'écoute n'est pas obligatoire en Europe).

Kiss Landing ? Tout doucement ! Sinon, attention au déclenchement de la balise.


Avant le décollage vous procéderez comme dans la réalité à l'essai de la balise (NDLR: interdit en vol réel), d'abord sur manuel puis en baissant le switch vous la placez sur auto. Sur manuel vous entendrez son signal caractéristique que vous n'oublierez jamais. L'entendre un jour en vol réel signifie que quelqu'un, quelque part dans la limite de portée de la balise (150 km ou plus) a de gros problèmes.

Le Challenge consiste donc à essayer de vous poser en montagne sans déclencher la balise.

Pour corser le tout vous pouvez essayer des météos de plus en plus épouvantables. Vous finirez par devenir bon car heureusement, ce n'est que de la simulation...

Richard POUGET (RAS) 1999

PS: En réel, pour obtenir la qualification montagne il faut compter de 15 à 20 h sur roues plus 30 h sur skis pour la qualification neige".